Enquête épidémiologique nationale
sur la mortalité en rapport avec l'anesthésie
à partir des certificats de décès


 

Le point sur l'enquête "Mortalité" - Février 2002

 

1) Quelle méthodologie ?

2) Quel bilan à ce jour ?

3) Que reste-il à faire ?

 

1) Quelle méthodologie ?

Pour estimer le nombre de décès en rapport avec l'anesthésie, un échantillon de certificats de décès (année 1999) a été sélectionné ; il est composé de trois groupes :

Les deux derniers groupes sont destinés à estimer l'exhaustivité du premier.

L'analyse de cet échantillon se déroule en deux étapes :

1ère étape : Envoi, au médecin certificateur, d'un questionnaire vert "Q1".
Objectif : sélectionner les décès pour lesquels le rapport avec l'anesthésie n'a pu être éliminé.

2ème étape :Enquête approfondie pour les décès possiblement en rapport avec l'anesthésie.
Un questionnaire détaillé "Q2" est renseigné à partir des dossiers hospitaliers, par l'anesthésiste le plus informé du cas, aidé d'un confrère, assesseur reconnu de la SFAR.
Objectif : Déterminer l'imputabilité de l'anesthésie et analyser les décès en rapport avec l'anesthésie.

 

2) Quel bilan à ce jour ?

Le recueil des données du 1er groupe ("décès interventionnels") est en phase d'achèvement

1ère étape

2ème étape

  

A ce jour, plus de 3000 certificats de décès ont été analysés et plus de 1300 questionnaires Q1 ont été adressés, après élimination des décès manifestement sans rapport avec l'anesthésie. Les taux de réponse de la 1ère et de la 2ème étape soulignent l'engagement et la confiance de l'ensemble des praticiens, en particulier pour les cas les plus douloureux (exhaustivité pour les décès d'enfants de moins de 5 ans).

Toutefois, la 2ème étape étant la part essentielle de l'étude, il est indispensable d'en élever le taux d'acceptation, qui doit tendre vers 100%.

Le nombre de 200 enquêtes Q2 à réaliser sera dépassé à la mi-février. La qualité des données recueillies dans ces enquêtes approfondies devrait permettre de dépasser la simple analyse descriptive des décès pour tendre vers une réflexion (complémentaire) sur des facteurs "systémiques" ayant pu contribuer à la survenue de ces décès. Ces données sont essentielles pour mener dans le futur une réflexion plus globale sur la sécurité anesthésique.

 

3) Que reste-t-il à faire ?

Un échantillon limité de 250 morts violentes, dont l'issue fatale est survenue en milieu hospitalier (2ème groupe), doit être étudié. Après analyse par le groupe de travail, 160 questionnaires abrégés de couleur rose (cf. Annexe) seront adressés aux services hospitaliers en février 2002 pour vérifier l'absence d'intervention ou préciser la nature de celle-ci.

Il en est de même pour le 3ème groupe de certificats de décès (décès hospitaliers "ne portant pas la notion d'intervention"). Après analyse par le groupe de travail, une vingtaine de questionnaires (de couleur jaune) seront envoyés.

Il est très important de retourner à l'Inserm ces questionnaires renseignés.


Premiers résultats de l'enquête : Congrès National - septembre 2002

Merci à tous pour ce dernier effort.

Le bon déroulement actuel de l'enquête témoigne de la maturité de la discipline, l'objectif étant de dépasser l'analyse purement juridique des décès, pour s'engager dans une démarche d'analyse " systémique ", c'est-à-dire centrée sur l'organisation.

 


Présentation et méthodologie détaillée
La lettre accompagnant le questionnaire
Télécharger le questionnaire Q1


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