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F. Andrivon (Paris) Anesthésie-Réanimation |
Y. Lecomte (Massy) Chirurgie cardiaque |
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H. Botto (Suresnes) Chirurgie urologique |
A. Lortat-Jacob (Boulogne) Chirurgie orthopédique |
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G. Boulard (Bordeaux) Anesthésie-Réanimation |
M.H. Nicolas-Chanoine (Boulogne) Microbiologie |
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F.E. Dazza (Paris) Chirurgie digestive |
T. Pottecher (Strasbourg) Anesthésie-Réanimation |
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N. Desplaces (Paris) Microbiologie |
J-L Pourriat (Paris) Anesthésie-Réanimation |
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O. Garraffo (Nice) Pharmacologie |
M. Revol (Paris) Chirurgie plastique |
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F. Gouin (Marseille) Anesthésie -Réanimation |
E. Reyt (Grenoble) Chirurgie ORL |
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M. Kitzis (Clichy) Chirurgie vasculaire |
B. Schlemmer (Paris) Réanimation médicale |
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M.J. Laisne (Paris) Anesthésie-Réanimation |
J.P. Stahl (Grenoble) Maladies infectieuses |
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M. Lambert (Marseille) Pharmacie |
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Environ huit millions d'actes anesthésiques sont pratiqués en France chaque année ce qui motive de très nombreuses prescriptions d'antibioprophylaxie (ABP) destinées à limiter la survenue de complications infectieuses postopératoires. L'infection est un risque permanent en chirurgie et l'on retrouve des bactéries pathogènes dans plus de 90% des plaies opératoires, lors de la fermeture. Ceci existe quelle que soit la technique chirurgicale et quel que soit l'environnement (le flux laminaire ne supprime pas complètement ce risque). Ces bactéries sont peu nombreuses mais peuvent proliférer. Elles trouvent dans la plaie opératoire un milieu favorable (hématome, ischémie, modification du potentiel d'oxydo-réduction...) et l'acte chirurgical induit des anomalies des défenses immunitaires. L'objectif de l'antibioprophylaxie en chirurgie est de s'opposer à la prolifération bactérienne afin de diminuer le risque d'infection postopératoire. La consultation préopératoire représente un moment privilégié pour décider de la prescription d'une antibioprophylaxie en chirurgie. Il est possible d'y définir le type d'acte chirurgical prévu, le risque infectieux qui s'y rapporte (et donc la nécessité ou non d'une antibioprophylaxie), le moment de la prescription avant l'acte chirurgical et d'éventuels antécédents allergiques pouvant modifier le choix de la molécule antibiotique sélectionnée.
Cette technique thérapeutique s'applique à certaines chirurgies "propres" ou "propre-contaminées". Pour les chirurgies "contaminées" et "sales", l'infection est déjà en place et relève d'une antibiothérapie curative dont les règles sont différentes notamment en terme de durée de traitement, la première dose étant injectée en période pré-opératoire. Néanmoins, lorsque le patient est pris en charge précocement (traitement chirurgical avant la 6e heure), ce traitement curatif précoce s'apparente alors à une prophylaxie ; il doit prévenir non la contamination, mais l'évolution de l'infection déjà en place. Ces situations sont abordées en tant que telles dans ce document.
L'antibioprophylaxie doit s'adresser à une cible bactérienne définie, reconnue comme la plus fréquemment en cause. Elle ne doit pas chercher à prendre en compte toutes les bactéries éventuellement rencontrées. Le protocole d'antibioprophylaxie doit comporter une molécule incluant dans son spectre cette cible bactérienne. Des travaux méthodologiquement acceptables doivent avoir validé son activité, sa diffusion locale et sa tolérance dans cette indication. Il est indispensable de sélectionner des molécules à spectre étroit d'activité et qui ont obtenu une autorisation de mise sur le marché dans cette indication.
L'antibioprophylaxie (administrée généralement par voie intraveineuse) doit toujours précéder l'acte opératoire (dans un délai maximum de 1h à 1h30) si possible lors de l'induction de l'anesthésie et durer un temps bref, période opératoire le plus souvent, parfois 24 heures et exceptionnellement 48 heures. Elle doit tendre vers un raccourcissement si des études l'autorisent. La présence d'un drainage du foyer opératoire n'autorise pas à transgresser ces recommandations.
Il n'y a pas de raison de prescrire des réinjections lors de l'ablation de drains, sondes ou cathéters.
Le caractère ambulatoire de la chirurgie ne fait pas modifier les protocoles habituellement utilisés.
La première dose (ou dose de charge) est habituellement le double de la dose usuelle.
Des réinjections sont pratiquées pendant la période opératoire, toutes les deux demi-vie de l'antibiotique, à une dose similaire, ou de moitié de la dose initiale.
Les protocoles d'antibioprophylaxie sont établis localement après accord entre chirurgiens, anesthésistes et réanimateurs, infectiologues, microbiologistes et pharmaciens. Ils font l'objet d'une analyse économique par rapport à d'autres choix possibles. Leur efficacité est régulièrement réévaluée par une surveillance des taux d'infections postopératoires et des microorganismes responsables chez les malades opérés ou non. L'alternance systématique avec d'autres molécules également valables pour la même indication peut être envisagée. Ainsi, dans chaque service de spécialité, faut-il établir une politique de l'antibioprophylaxie c'est-à-dire une liste des actes opératoires regroupés selon leur assujettissement ou non à l'antibioprophylaxie avec, pour chaque groupe, la molécule retenue et son alternative en cas d'allergie. De plus, les malades à risque infectieux élevé (ou toute autre situation justifiant) font l'objet d'une antibioprophylaxie particulière que l'on peut dire "personnalisée" (ou "à la carte"). Dans un même service, il est recommandé de choisir distinctement les molécules utilisées en antibioprophylaxie et en antibiothérapie curative. Les protocoles sélectionnés doivent être écrits, validés par le CLIN et le comité du médicament de l'établissement. Ces protocoles doivent impérativement être affichés en salle d'intervention. Les tableaux ci-après présentent l'actualisation 1998 des recommandations de la Conférence de consensus de 1992 (Promoteur : Société Française d'Anesthésie et de Réanimation).
Il s'agit de sujets hospitalisés dans des unités à haut risque d'acquisition de ce type de flore : unités de réanimation, centres de long séjour ou de rééducation... le risque existe alors d'une colonisation par des entérobactéries multirésistantes ou du staphylococcus aureus méticilline-résistant.
Il s'agit aussi de patients soumis à une réintervention précoce pour une cause non infectieuse. Pour tous ces patients, un dépistage du portage de ces bactéries "à problème" peut être préconisé. Le choix habituel de l'antibioprophylaxie peut être modifié par l'emploi isolément ou en association de molécules antibiotiques utilisées habituellement en traitement curatif (céphalosporines de 3ème génération, quinolones systémiques, aminosides de type amikacine et vancomycine).
Les dérogations aux protocoles habituels doivent rester exceptionnelles. Le bénéfice potentiel pour le malade doit être évalué par rapport aux inconvénients pour la communauté : apparition de résistances bactériennes, coût.
Le risque infectieux potentiel doit être clairement identifié.
L'utilisation reste courte, limitée en général à la période opératoire.
Les patients ayant reçu une radiothérapie, soumis à une chimiothérapie ou une corticothérapie, les patients présentant un diabète déséquilibré, ceux très âgés, obèses ou très maigres sont à haut risque d'infection postopératoire. Cependant ils présenteront des infections dues aux "bactéries cibles" de l'antibioprophylaxie. Aucune transgression des protocoles habituels n'est justifiée chez ces patients.
Si l'ABP pour un site chirurgical donné est antinomique avec celle prévue pour la prévention de l'endocardite, c'est cette dernière qui doit prévaloir. Chaque fois que cela est possible, il faut cependant essayer de prévenir le risque infectieux de la chirurgie et celui de l'endocardite. Lors d'une intervention chez un sujet porteur d'une prothèse articulaire, c'est la prophylaxie pour l'acte chirurgical prévu qui s'impose.
La prévention des infections opportunistes liées à l'immunodépression (virales, fongiques et parasitaires) ne peut être envisagée ici. En ce qui concerne l'infection bactérienne, on peut schématiser deux situations :
Les prix des médicaments utilisés pour le calcul des coûts des traitements sont ceux issus des tarifs hospitaliers des laboratoires à la date de juin 1998. Ces tarifs ont une valeur juridique sur le plan national. Il est impérieux que tout clinicien ou personnel soignant désireux de calculer les coûts de l'antibioprophylaxie dans sa pratique, demande à son pharmacien les prix des médicaments actualisés à l'établissement de santé considéré. En effet, en raison de situations concurrentielles (ex. : existence de génériques), les prix tarifs ne sont pas du tout le reflet des prix pratiqués. Des actualisations doivent être effectuées en fonction des consultations d'achat réalisées par le pharmacien.
Exemple : VANCOMYCINE 1g : Le prix tarif hospitalier est de 234,32 F TTC. Or, il est possible d'avoir des prix d'achat proche de 23 F TTC.
La fréquence de l'infection postopératoire en chirurgie prothétique articulaire est de 3 à 5 %. L'ABP doit permettre de réduire le taux d'infection à moins de 1%. Son bénéfice est d'autant plus net que l'intervention est réalisée en l'absence de flux laminaire. L'intérêt de l'antibioprophylaxie locale par ciment imprégné d'antibiotique n'est pas établi.
Les reprises opératoires précoces pour un motif chirurgical non infectieux (hématome, luxation...) nécessitent une ABP différente de l'ABP initiale. On recommande la vancomycine dans cette indication. En outre, il peut être nécessaire de tenir compte des conditions écologiques propres au service ce qui peut conduire à l'adjonction d'une molécule AB active sur les bacilles à Gram négatif (BGN) hospitaliers (C3G par exemple).
A l'inverse, les reprises tardives pour des causes mécaniques chez un patient ambulatoire ne nécessitent pas de modification de l'ABP initiale.
Pour la mise en place d'une prothèse articulaire, il est possible de limiter la durée de l'antibioprophylaxie à la période opératoire.
Bactéries cibles : S. aureus, S. epidermidis, Propionibacterium, streptocoques, E. coli, K. pneumoniae.
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Prothèse articulaire |
céfazoline |
2g préop (réinjection de 1g si durée > 4h) puis 1g/8 heures. |
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céfamandole |
1,5g préop (réinjection de 0,75g si durée > 2h) puis 0,75g/6 heures |
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céfuroxime |
1,5g préop (réinjection de 0,75 g si durée > 2h) puis 0,75g/6 heures |
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allergie : vancomycine* |
15 mg/kg préop puis 10 mg/kg/8 heures |
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Chirurgie orthopédique avec mise en place de matériel, greffe osseuse, ligamentoplastie, fracture fermée |
céfazoline |
2 g préop |
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allergie : vancomycine* |
15 mg/kg préop |
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Chirurgie orthopédique autre et arthroscopie diagnostique |
pas d'ABP |
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Chirurgie du rachis |
voir neurochirurgie |
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Fracture ouverte (grades I et II de Gustilo et Anderson) |
céfazoline |
2 g préop (réinjection de 1g à la 4ème heure) puis 1g/8 heures |
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Même type de fracture avec plaie souillée |
péni A + IB**
+ gentamicine |
2g préop (réinjection de 1g si durée > 2h puis 2g/8h) 2 à 3 mg/kg/24h
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48h |
278 |
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allergie : clindamycine
+ gentamicine |
600 mg (réinjection de 600 mg si durée > 4h) puis 600 mg/6h 2 à 3 mg/kg/24h. |
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Polytraumatisme avec choc hémorragique |
péni A + IB** |
2 g préop |
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allergie : |
600 mg |
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* Indications de la vancomycine :
** Péni A + IB** : aminopénicilline + inhibiteur de bêta-lactamases.
Sans antibioprophylaxie (ABP), dans la neurochirurgie avec crâniotomie et sans implantation de matériel étranger, le risque infectieux est de 1 à 5%. Ce risque s'élève en moyenne à 10%, lorsqu'un matériel de dérivation du liquide céphalo-rachidien (LCR) est implanté. Les infections peuvent être localisées au niveau de la voie d'abord (incision cutanée, volet...) ou s'étendre aux méninges ou aux ventricules. La diminution du risque infectieux par une antibioprophylaxie est indiscutable en présence d'une crâniotomie et très probable lors de la pose d'une valve de dérivation du LCR.
Bactéries cibles : entérobactéries (surtout après crâniotomies), staphylocoques (S. aureus et S. epidermidis, (surtout après pose de dérivation ou crâniotomies), bactéries anaérobies de la flore tellurique (surtout après plaie crânio-cérébrale).
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Dérivation interne du LCR |
oxacilline ou cloxacilline |
2 g préop |
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15 à 22 |
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allergie : |
15 mg / kg préop |
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Dérivation externe du LCR |
pas d'ABP |
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Crâniotomie |
céfazoline |
2 g préop |
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allergie : |
15 mg / kg préop |
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Neurochirurgie par voies trans-sphénoïdale et trans-labyrinthique |
céfazoline |
2 g préop |
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allergie : |
15 mg/kg préop |
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Chirurgie du rachis
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pas d'ABP |
2 g préop |
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allergie : |
15 mg / kg préop |
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Plaies crânio-cérébrales |
péni A + IB** |
2 g préop puis 1 g/6 heures |
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allergie : |
15 mg / kg / 12h |
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Fracture de la base du crâne avec rhinorrhée |
pas d'ABP |
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* indications de la vancomycine :
** aminopénicilline + inhibiteur de bêta-lactamases
Le risque infectieux majeur de la chirurgie de l'oeil est
représenté par l'endophtalmie dont l'incidence dans la
chirurgie réglée a été
évaluée en France à 3/1000. L'ABP ne doit pas
s'envisager à l'exception de la mise en place d'implant de
seconde intention et de la chirurgie de la cataracte chez le
diabétique. L'antibioprophylaxie locale par quinolone n'a pas
été validée.
Bactéries cibles : staphylocoques (dont S.
epidermidis), Haemophilus influenzae.
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Implant oculaire de seconde intention et cataracte chez le diabétique |
fluoroquinolone per os |
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Autres types de chirurgie réglée |
pas d'ABP |
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Plaies oculaires |
fluoroquinolone + fosfomycine |
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La chirurgie cardiaque est une chirurgie propre (classe 1 d'Altemeier). La circulation exta-corporelle, la durée de l'intervention et la complexité des procédures sont susceptibles d'augmenter le risque infectieux particulièrement redoutable dans ses conséquences. L'utilité de l'antibioprophylaxie a été clairement démontrée. Sa prolongation au-delà de la période opératoire ne s'accompagne pas d'une réduction significative de l'infection post-opératoire.
La chirurgie vasculaire est une chirurgie propre (classe 1 d'Altemeier) à l'exception des gangrènes infectées. L'abord du triangle de Scarpa, le terrain (diabète, âge, obésité) et les réinterventions sont susceptibles d'augmenter le risque infectieux particulièrement redoutable en cas d'utilisation de prothèse. L'intérêt de l'utilisation de l'ABP est clairement démontré pour diminuer le taux d'infection dans cette chirurgie.
La chirurgie thoracique non cardiaque peut être une chirurgie propre (classe 1 d'Altemeier) (chirurgie médiastinale) ou propre contaminée (classe 2) en cas d'ouverture des bronches ou de la trachée. Malgré la complexité des situations, l'utilité d'une ABP n'est plus contestée aujourd'hui comme l'ont montré nombre d'études scientifiques validées.
Bactéries cibles : S. aureus, S. epidermidis , bacilles à Gram négatif.
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Chirurgie cardiaque |
céfazoline |
2 g préop |
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céfamandole ou céfuroxime |
1,5 g préop |
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73 à 110 |
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allergie : |
15 mg / kg préop |
Dose unique |
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Chirurgie de l'aorte, chirurgie vasculaire des membres inférieurs et des gros vaisseaux et chirurgie carotidienne avec angioplastie prothétique |
voir ci-dessus |
voir ci-dessus chirurgie cardiaque |
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Mise en place d'un stimulateur cardiaque |
voir ci-dessus |
voir ci-dessus |
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Chirurgie veineuse |
pas d'ABP |
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Amputation de membre |
péni A + IB** |
2 g préop puis |
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allergie : |
600 mg/6 heures |
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Exérèse pulmonaire (y compris chirurgie vidéo-assistée) |
voir ci-dessus |
voir ci-dessus chirurgie cardiaque |
chirurgie cardiaque |
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Chirurgie du médiastin |
voir ci-dessus chirurgie cardiaque |
voir ci-dessus |
chirurgie cardiaque |
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Médiastinoscopie |
pas d'ABP |
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Plaie du thorax opérée |
voir ci-dessus chirurgie cardiaque |
voir ci-dessus chirurgie cardiaque |
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Drainage thoracique |
pas d'ABP |
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* Indications de la vancomycine :
** Péni. A + IB : aminopénicilline + inhibiteur de bêta-lactamases.
En l'absence d'études méthodologiquement correctes, l'attitude résumée dans le tableau ci-dessous est proposée.
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Chirurgie plastique et reconstructive : |
céfazoline |
2 g préop. |
(réinjection de 1g si durée > 4 h) |
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allergie : clindamycine |
600 mg |
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Chirurgie plastique et reconstructive : |
péni A + IB* |
2 g préop |
(réinjection de 1g si durée > 2 h) |
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allergie : |
600 mg |
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* Péni A + IB : aminopénicilline + inhibiteur de bêtalactamases.
Dans la chirurgie cervico-faciale avec ouverture bucco-pharyngée (essentiellement la chirurgie néoplasique) le risque infectieux est élevé (30% minimum). De nombreuses études ont clairement démontré l'intérêt de l'ABP dans ce type de chirurgie. La durée de l'ABP ne doit pas être supérieure à 48 heures, comme le démontrent toutes les études méthodologiquement correctes. A-delà de ce délai, il s'agit d'une antibiothérapie curative. La présence d'un drainage n'est pas un argument pour prolonger la durée de l'ABP.
Bactéries cibles : Streptococcus, bactéries anaérobies, S. aureus, K. pneumoniae, E. coli.
Chirurgie rhinologique avec mise en place d'un greffon ou
reprise chirurgicale céfazoline 2 g préop Chirurgie cervico-faciale avec ouverture
bucco-pharyngée péni A + IB** 2 g préop allergie : + gentamicine 600 mg pré-op (réinjection de 600 mg si
durée > 4h) puis 600 mg/6h. 2 à 3 mg/kg/24 h en une dose quotidienne. 48 h Chirurgie de l'étrier, de l'oreille moyenne pas d'ABP Chirurgie alvéolaire prévention de l'endocardite Chirurgie des glandes salivaires pas d'ABP Cervicotomie pas d'ABP Curage ganglionnaire pas d'ABP Chirurgie vélopalatine pas d'ABP Amygdalectomie pas d'ABP Chirurgie naso-sinusienne avec mêchage voir chirurgie cervico-faciale voir chirurgie voir chirurgie cervico-faciale
peropératoire puis 1 g
toutes les 6h pendant 48 h.
clindamycine
cervico-faciale
** Peni A + IB : aminopénicilline + inhibiteur de bêtalactamases
La chirurgie du tube digestif et/ou de ses annexes correspond soit à une chirugie propre (classe 1 d'Altemeier) en l'absence d'ouverture du tube digestif, soit le plus souvent à une chirurgie propre-contaminée de classe 2 lorsque le tube digestif est ouvert. Les données de la littérature sont maintenant suffisamment concordantes pour préconiser dans la majorité des cas une antibioprophylaxie limitée à une injection pré-opératoire éventuellement renouvelée pendant l'intervention en fonction de la pharmacocinétique de la molécule et de la durée de l'intervention (tableau ci-dessous).
La coeliochirurgie obéit aux mêmes principes que la chirurgie traditionnelle car l'intervention sur le site est identique, sauf que la voie d'abord est différente ; une conversion en laparotomie est toujours possible et les complications infectieuses sont les mêmes.
Il est souhaitable d'insister dans le cadre de cette chirurgie sur l'utilité d'uniformiser le protocole d'ABP dans une même unité de chirurgie, ce qui permet d'éviter les dérogations aux règles générales par multiplication des protocoles "à la carte". Cette attitude permet en outre une meilleure évaluation des résultats et des conséquences écologiques.
Bactéries cibles : E. coli, S. aureus méticilline sensible, bactéries anaérobies (chirurgie sous-mésocolique). Le rôle pathogène de Enterococcus est discuté pour la chirurgie avec ouverture du tube digestif.
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Chirurgie digestive sans ouverture du tube digestif* Chirurgie gastro-duodénale (y compris gastrostomie endoscopique) Chirurgie biliaire Chirurgie pancréatique sans anastomose digestive Chirurgie hépatique Chirurgie oesophagienne (sans plastie colique) |
céfazoline |
2 g préop |
dose unique (réinjection de 1 g si durée > 4 h) |
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allergie : |
600 mg |
Dose unique (réinjection de 600 mg si durée > 4h pour la clindamycine) |
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Hernie simple |
pas d'ABP |
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Hernie ou éventration avec mise en place d'une plaque prothétique |
céfazoline |
2 g préop |
Dose unique (réinjection de 1g si durée > 4 h) |
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allergie : |
600 mg |
Dose unique |
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Chirurgie colo-rectale, appendiculaire** et de l'intestin grêle (y compris anastomose bilio-digestive et plastie colique) |
céfotétan |
2 g préop |
dose unique |
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céfoxitine |
2 g préop |
dose unique (réinjection de 1 g si durée > 2 heures) |
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péni A + IB*** |
2 g préop |
dose unique (réinjection de 1g si durée > 2 heures) |
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allergie : |
1 g préop et 2 à 3 mg/kg pour la gentamicine |
dose unique |
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Chirurgie proctologique |
imidazolé |
0,5 g préop |
dose unique |
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Plaies de l'abdomen |
voir ci-dessus chirurgie colorectale |
voir ci-dessus chirurgie colorectale |
48h |
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* la prophylaxie des infections tardives postsplénectomie n'entre pas dans le cadre de ces recommandations.
** appendice normal ou inflammatoire et absence d'abcès, de perforation, de gangrêne...
*** pénicilline A + inhibiteur de bêtalactamases
d'une infection du site d'intervention |
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Endoscopie des voies biliaires avec obstacle Sclérose de varices oesophagiennes Ligature de varices oesophagiennes en période hémorragique Gastrostomie endoscopique |
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(réinjection de 1g si durée > 4 h) |
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allergie : |
600 mg préop |
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qui prime sur la prévention de l'infection du site d'intervention |
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Endoscopie des voies biliaires avec obstacle Sclérose de varices oesophagiennes Dilatation oesophagienne Coloscopie |
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La chirurgie urologique se pratique soit de nécessité sur des urines infectées justifiant une antibiothérapie curative, soit sur des urines dont la stérilité est confirmée par la réalisation d'une uroculture avec compte de germes. Dans de nombreux centres, l'emploi fréquent de fluoroquinolones ou de céphalosporines de 3ème génération soit pour l'antibioprophylaxie, soit pour le traitement d'infections urinaires a pu modifier le profil de résistance des bactéries cibles. Cependant, la quasi totalité des patients opérés n'ont aucun contact avec la flore bactérienne hospitalière avant l'acte chirurgical. L'emploi systématique en prophylaxie de fluoroquinolones ou de céphalosporines de 3ème génération n'est pas justifié.
Bactéries cibles : entérobactéries (E. coli, Klebsiella, Proteus mirabilis...), Enterococcus, staphylocoques (S. epidermidis surtout).
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Résection endoscopique de la prostate et des tumeurs endovésicales |
céfamandole |
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(si durée > 2 h réinjecter 0,75g) |
48 à 72 |
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gentamicine ou nétilmicine |
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32 |
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Néphrectomie et prostatectomie radicale |
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Biopsie trans-rectale de la prostate |
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Traitement endoscopique des lithiases rénales et urétérales |
résection endoscopique de la prostate |
résection endoscopique de la prostate |
résection endoscopique de la prostate |
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Litotripsie |
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Cystectomie |
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Prothèse pénienne Sphincter artificiel |
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vancomycine |
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Chirurgie scrotale |
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Incontinence urinaire |
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Urétrotomie, cystoscopie, fibroscopie urétrale |
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Pour les hystérectomies par voie vaginale, l'efficacité de l'ABP et ses modalités (dose unique avant l'induction) sont bien documentées (tableau ci-dessous). Pour la chirurgie gynécologique par voie haute, malgré les résultats contradictoires de certaines études, l'analogie avec la chirurgie abdominale de classe 2 justifie de préconiser une antibiothérapie similaire y compris pour la coeliochirurgie. Pour les césariennes, il existe un consensus pour n'injecter l'antibiotique qu'après clampage du cordon ombilical. L'ABP en chirurgie mammaire n'a été validée que par une étude. Une céphalosporine active sur les staphylocoques (céfazoline, céfamandole, céfuroxime) peut être préconisée.
Bactéries cibles : bactéries anaérobies, streptocoques, E. coli, S. aureus
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Hystérectomie et autres interventions par voie vaginale. Hystérectomie par voie abdominale Coeliochirurgie. |
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(réinjection de 1g si durée > 4h) |
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clindamycine + gentamicine |
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Césariennes |
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clindamycine |
après clampage du cordon ombilical |
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Interruption volontaire de grossesse |
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Chirurgie mammaire :
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(réinjection de 1g si durée > 4h) |
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clindamycine + gentamicine |
2 à 3 mg/kg |
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Tumeur du sein
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Plastie aréolo-mamelonnaire |
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Dispositif intra-utérin |
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Des recommandations pour la prévention de l'endocardite infectieuse ont été faites en 1992 par La Société de Pathologie Infectieuse de Langue Française (SPILF) concernant les patients et les actes à risque.
Les antibiotiques préconisés visent à éradiquer les germes les plus souvent responsables d'endocardite. Il est bien entendu que ce risque prévaut sur le risque d'infection du site opératoire, toutefois certains germes comme les anaérobies dans la chirurgie ORL ou colique ne sont pas pris en compte pas ces recommandations. Nous proposons donc pour quelques types de chirurgie, ou l'impasse thérapeutique risque d'être délétère pour le patient, des propositions thérapeutiques complémentaires et non antinomiques de celles de la SPILF.
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Actes portant sur les voies aériennes supérieures |
Amoxicilline 2g IV en 30 mn en préopératoire puis 1g 6h plus tard |
idem ou si ouverture bucco-pharyngée : |
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Allergie |
Allergie |
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Interventions digestives |
Amoxicilline 2g IV en 30 mn puis 1 g 6 h plus tard+ Gentalline 1.5 mg/kg en perfusion de 30 mn 1 fois |
idem ou si chirurgie colo rectale, appendiculaire ou du
grêle |
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Allergie |
Allergie |
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Interventions urologiques |
Amoxicilline 2g IV en 30 mn puis 1 g 6 h plus tard + Gentalline 1.5 mg/kg en perfusion de 30 mn 1 fois |
Amoxicilline 2g IV en 30 mn puis 1 g 6 h plus tard + Gentalline 2-3 mg/kg en perfusion de 30 mn 1 fois |
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Allergie |
Allergie |
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Interventions génitales |
Amoxicilline 2g IV en 30 mn puis 1 g 6 h plus tard+ Gentalline 1.5 mg/kg en perfusion de 30 mn 1 fois |
idem ou si ouverture voies génitales |
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Allergie |
Allergie |
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* Péni A + IB : aminopénicilline + inhibiteur de bétalactamases.