Texte du Comité Réanimation de la Sfar, validé par le conseil d'administration du 14 juin 2002.
Cette proposition de normes relatives aux personnels médicaux pour les unités de réanimation ne relève pas d'une action syndicale, ce qui n'est pas le rôle de la Sfar, mais est à prendre comme une action de vie professionnelle pour une aide à la gestion des services d'anesthésie-réanimation dans un souci de démarche qualité et de limitation des risques.
La Sfar se doit de s'intéresser à tous ses membres quels que soient leurs modes d'exercice. Les résultats de l'enquête démographique Cfar-Sfar-Ined de 1999 soulignent que si seulement 3,6% des quelques 8000 anesthésistes-réanimateurs de France pratiquent exclusivement la réanimation alors que 54,6% y consacrent moins de 30% de leur activité et que 44,4% n'ont aucune activité dans ce domaine, leur part globale de participation au fonctionnement des unités de réanimation chirurgicale, médico-chirurgicale ou spécialisée est majeure (Les INFOS du Collège, numéro spécial de septembre 1999 et sites internet de la Société et du Collège).
La Sfar ne doit pas pour autant oublier que l'anesthésie est l'activité prédominante de ses membres puisque seulement 7,9% des anesthésistes-réanimateurs n'ont pas d'activité d'anesthésie (moins de 0,2% s'occupent exclusivement de douleurs chronique et 1% ont une activité de temps plein exclusive en médecine d'urgence). Il lui appartient donc de rappeler très rapidement les normes qui ont présidé à l'établissement de la refonte de la nomenclature de la CNAMTS à laquelle notre communauté à largement participé. Les temps médicaux validés collectivement pour chaque acte doivent servir de base à la détermination des effectifs médicaux pour l'anesthésie. Notre spécialité a l'avantage d'un continuum de la consultation préanesthésique aux soins postopératoires : profitons de ces avantages pour répartir les effectifs de façon rationnelle au sein des fédérations anesthésie-réanimation-douleur-urgences mais ne dégarnissons pas les blocs opératoires pour alimenter les unités de réanimation.
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Le Président de la Sfar |
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