« A propos de l’affaire de Bayonne, la SFAR rappelle que toute décision de limitation thérapeutique chez le sujet inconscient doit suivre des règles strictes définies tant par la loi que par les bonnes pratiques professionnelles[1]: recherche de la volonté antérieure du patient par analyse des directives anticipées et discussion avec la personne de confiance et les proches, recherche d’un consensus avec l’équipe paramédicale, et enfin décision médicale collégiale, tracée dans le dossier du patient et motivée sur des éléments pronostiques fiables.
Toute pratique solitaire, non motivée, non tracée et ne reposant pas sur une concertation préalable est proscrite.
En outre, il ne s’agit que d’arrêter des thérapeutiques actives et d’accompagner la fin de vie du patient en lui évitant toute souffrance en particulier liée à l’arrêt de ces thérapeutiques. »
[1]Lienhart A, Puybasset L, Beloucif S, Boulard G; Groupe de réflexion éthique de la Sfar. [Recommendations for good clinical practice concerning law number 2005-370 of April 22, 2005 relative to the treatment of disease at the end of life] Ann Fr Anesth Reanim, 2006 Aug;25(8):912-7.